Edmond Le Borgne Démographie médicale et désertification médicale

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Edmond Le Borgne Démographie médicale et désertification médicale

 

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http://www.leciss.org/espace-presse/actualites/desertification-medicale-a-la-loupe-du-CNOM

La désertification médicale, à la loupe du Conseil National de l’Ordre des Médecins

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) publiait le 4 juin 2013 son « Atlas de la démographie médicale en France », réalisé à partir des chiffres du tableau de l’Ordre au 1er janvier 2013.

 

En un an, le nombre des médecins inscrits en activité a légèrement diminué (-0,12%) tandis que le nombre de médecins retraités a quant à lui augmenté de 8% sur la même période.


En effet, bien que l’Ordre n’ait jamais recensé autant de médecins inscrits au tableau (271 970 1er janvier 2013), ce phénomène est principalement lié à la proportion plus importante de retraités actifs au sein de ces effectifs.

Les médecins retraités constituent une armée de réserve bienvenue alors que certains territoires subissent ou seront amenés à subir, à plus ou moins court terme, une forte désertification médicale.

 

Un nombre croissant de praticiens titulaires de diplômes étrangers

 

Au nombre de 17 835, les diplômés européens et extra européens, venant principalement d’Algérie (22%), Roumanie (18%) et Belgique (9%), représentent 7,8 % des médecins en activité régulière inscrits au tableau.

Leur proportion ne cesse d’augmenter, puisqu’au 1er janvier 2013 les médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de France représentaient 24,1 % des effectifs des médecins nouvellement inscrits ; leur nombre a augmenté de 43 % entre 2008 et 2013. D’ici à 2018, leurs effectifs devraient continuer à augmenter de 34 %.

 

Une modification de l’attractivité des régions

 

Sur la période 2007 à 2013, trois régions se distinguent par une baisse significative des médecins qui y sont inscrits en activité régulière. Arrive en tête de ce classement, la région Ile-de-France(-4,8%). La région Champagne-Ardenne occupe la seconde place (-3,4%). La région Centre se positionne au 3e rang des régions qui dénombrent la plus forte diminution des médecins inscrits au tableau de l’Ordre en activité régulière (-2,9%).

 

Bien qu’étant aujourd’hui encore parmi les régions présentant la plus forte densité de médecins par habitant, les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ile-de-France attirent de moins en moins de médecins.

La région des Pays-de-la-Loire arrive au 1er rang du classement des régions les plus attractives (+5,2%). La région Alsace occupe la seconde place (+4,5%) et la région Rhône-Alpes est classée en 3e position (+4,2%).

 

Une répartition géographique des effectifs médicaux fortement inégale

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Mise à jour le Mardi, 26 Août 2014 12:29  

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